Article mis à jour le 2 novembre 2026.
Le coût d’un permis de travail au Canada payé par le travailleur est beaucoup plus bas que ce que réclament les faux recruteurs : les frais officiels d’IRCC sont de 155 $ CA pour le permis et 85 $ CA pour les données biométriques. Le reste dépend surtout de votre pays et de vos premières semaines au Canada. Voici ce que vous payez vraiment, ce que l’employeur doit payer à votre place, et comment repérer une arnaque.
Combien coûte un permis de travail fermé au Canada en 2026 ?
Selon la liste officielle des frais d’IRCC, les frais fixes à payer au gouvernement du Canada pour un permis de travail lié à un employeur sont :
- 155 $ CA : frais de traitement du permis de travail (par personne, prolongations comprises) ;
- 85 $ CA : données biométriques (empreintes et photo), par personne ; 170 $ CA maximum pour une famille qui présente sa demande en même temps.
Au total, le minimum officiel est donc de 240 $ CA pour une personne seule. Si votre emploi est au Québec, il faut ajouter la demande de sélection temporaire du Québec (CAQ), facturée 233 $ CA depuis le 1er janvier 2026 selon la grille des tarifs 2026 du ministère de l’Immigration du Québec.
Pour comprendre le fonctionnement de ce permis lié à un seul employeur, lisez d’abord notre guide Travailler au Canada avec un permis de travail fermé.
Quels autres frais le travailleur doit-il prévoir ?
Examen médical
Un examen médical est exigé si vous venez travailler plus de 6 mois et avez vécu dans un pays désigné, ou si votre emploi touche la santé publique (soins de santé, aide à domicile auprès d’enfants ou de personnes âgées, certains emplois agricoles). D’après IRCC, vous payez tous les frais au moment du rendez-vous chez le médecin désigné, et ils ne sont pas remboursés en cas de refus. Le tarif n’est pas fixé par IRCC : il varie selon le médecin et le pays. Demandez le prix exact à la clinique avant le rendez-vous.
Certificats de police, traductions et passeport
Chaque pays fixe son propre tarif pour le casier judiciaire. IRCC indique la marche à suivre pays par pays sur sa page Comment obtenir un certificat de police. Les documents qui ne sont ni en français ni en anglais doivent être traduits, à vos frais. Le passeport, lui aussi, a un coût qui dépend de votre pays : vérifiez sa date d’expiration avant de déposer la demande.
Billet d’avion et premières semaines
Le billet d’avion varie fortement selon la ville de départ, la saison et la compagnie. Selon le volet de l’EIMT, il peut être à la charge de l’employeur (voir plus bas). Prévoyez aussi de quoi vivre jusqu’à la première paie : loyer, nourriture, transport, vêtements d’hiver. Aucun montant officiel n’est fixé pour ce poste : faites le calcul à partir du coût de la vie dans la ville de votre employeur.
Ce que l’employeur doit payer (et ne peut pas vous refacturer)
Les frais de l’EIMT : 1 000 $ par poste
Pour obtenir une EIMT, l’employeur paie 1 000 $ par poste demandé à Emploi et Développement social Canada (EDSC). La règle est écrite noir sur blanc dans les exigences du volet des postes à bas salaire comme du volet des postes à haut salaire : ces frais ne peuvent pas être payés par le travailleur ni récupérés auprès de lui. Au Québec, l’employeur paie en plus l’évaluation de sa demande auprès du Québec (233 $ en 2026 selon la grille des tarifs du Québec).
Pour savoir comment repérer ces employeurs, consultez Comment trouver un employeur canadien qui fait une EIMT en 2026.
Les frais de recrutement : interdits pour le travailleur
Au niveau fédéral, l’employeur doit s’assurer que personne ne perçoit ni ne récupère de frais de recrutement auprès du travailleur étranger ; sinon, l’EIMT est refusée (EDSC). Plusieurs provinces vont plus loin :
- Québec : le gouvernement rappelle que « vous n’avez pas à payer des frais de recrutement », et la CNESST interdit à l’employeur et à l’agence d’en exiger ;
- Ontario : un recruteur ne peut facturer aucuns frais, directement ou indirectement, à un travailleur étranger (loi sur la protection des étrangers dans le cadre de l’emploi, art. 7) ;
- Manitoba : ni le recruteur ni l’employeur ne peuvent percevoir de frais auprès du travailleur, et l’employeur ne peut pas récupérer ses coûts de recrutement (gouvernement du Manitoba).
Volet bas salaire : transport, logement et assurance
Pour un poste à bas salaire, les exigences d’EDSC (mises à jour en septembre 2026) imposent à l’employeur :
- de payer le transport aller-retour : l’arrivée au début de l’emploi et le retour dans votre pays à la fin, sans le récupérer sur votre salaire ;
- d’offrir ou de s’assurer qu’il existe un logement convenable et abordable, c’est-à-dire qui coûte moins de 30 % de votre revenu avant impôt (loyer et services compris). Vous payez votre loyer, mais dans cette limite ;
- de payer une assurance maladie privée pour les soins d’urgence tant que vous n’êtes pas couvert par le régime public de la province.
Pour les postes à haut salaire, ces obligations ne sont pas imposées de la même façon : l’employeur doit seulement vous offrir les mêmes avantages qu’à ses autres employés (EDSC). Le billet d’avion se négocie donc dans le contrat. Au Québec, le gouvernement précise que le billet peut vous être facturé en partie dans certains volets, mais pas dans le volet bas salaire, agricole ou soins à domicile (Québec.ca).
Mobilité francophone : pas d’EIMT, 230 $ pour l’employeur
Avec Mobilité francophone, l’employeur situé hors Québec n’a pas besoin d’EIMT. Il paie seulement des frais de conformité de 230 $ avant que vous déposiez votre demande. De votre côté, vous payez les mêmes frais IRCC que pour tout permis de travail (155 $ + 85 $ de biométrie). Il faut un niveau de français oral d’au moins NCLC 5 et une offre d’emploi hors Québec. Tous les détails sont dans notre article Mobilité francophone 2026 : travailler au Canada sans EIMT.
Tableau : le budget du travailleur, ligne par ligne
Montants en dollars canadiens. Les lignes « officiel » viennent des grilles de tarifs gouvernementales ; les lignes « variable » dépendent de votre pays et de vos choix : aucun chiffre fiable ne peut être donné pour tout le monde.
| Poste | Montant indicatif | Type | Source |
|---|---|---|---|
| Permis de travail (IRCC) | 155 $ | Officiel | IRCC |
| Données biométriques | 85 $ (170 $ max. par famille) | Officiel | IRCC |
| Sélection temporaire du Québec (CAQ), emploi au Québec seulement | 233 $ | Officiel | Québec |
| Examen médical (si exigé) | Variable selon le médecin désigné | Variable | IRCC |
| Certificats de police | Variable selon le pays | Variable | IRCC |
| Traductions et passeport | Variable selon le pays et le traducteur | Variable | — |
| Billet d’avion | Payé par l’employeur (bas salaire) ; sinon variable selon la ville et la compagnie | Variable | EDSC |
| Premières semaines au Canada | Variable selon la ville | Variable | — |
| EIMT (1 000 $), conformité Mobilité francophone (230 $), recrutement | 0 $ pour le travailleur | Interdit de vous les facturer | EDSC, IRCC |
Minimum officiel : 240 $ CA hors Québec, 473 $ CA pour un emploi au Québec. Maximum : il dépend des lignes variables ; additionnez les devis réels de votre pays. Pour convertir en FCFA ou dans votre monnaie, utilisez le taux du jour de votre banque, car il change en permanence.
Arnaques : les demandes d’argent qui doivent vous alerter
Si quelqu’un vous demande de payer l’une de ces choses, arrêtez tout :
- « les frais de l’EIMT » ou « l’avance pour l’EIMT » : c’est l’employeur qui paie, et il est interdit de vous les refacturer ;
- un « contrat de travail » ou une « lettre d’offre » à acheter ;
- des « frais de placement », « frais de dossier employeur » ou « frais de recrutement » ;
- des frais IRCC à verser sur un compte personnel ou par transfert d’argent : les frais officiels se paient en ligne, directement au gouvernement du Canada.
Pour vérifier une offre avant d’envoyer le moindre document, suivez notre méthode : Comment vérifier si une offre d’emploi au Canada est vraie ou frauduleuse.
Comment réduire le coût de votre projet ?
- Visez Mobilité francophone si vous parlez français : pas d’EIMT, donc un employeur plus facile à convaincre (230 $ au lieu de 1 000 $ pour lui).
- Ciblez les employeurs déjà habitués au PTET : ils connaissent les règles, paient les frais qui leur reviennent et respectent les obligations du volet bas salaire.
- Préparez vos documents vous-même : la demande de permis se fait en ligne sur le site d’IRCC. Commandez tôt passeport, casier judiciaire et traductions pour éviter les procédures d’urgence plus chères.
- Négociez le billet d’avion dans le contrat pour un poste à haut salaire.
D’autres pistes sont détaillées dans Les 5 façons les moins chères d’immigrer au Canada en 2026.
FAQ
L’employeur peut-il vous demander de rembourser l’EIMT après votre arrivée ?
Non. Les frais de 1 000 $ ne peuvent ni être payés par le travailleur ni être récupérés auprès de lui (EDSC).
Qui paie les frais du permis de travail : le travailleur ou l’employeur ?
Les 155 $ de permis et les 85 $ de biométrie sont des frais de la demande du travailleur (IRCC). Un employeur peut choisir de les prendre en charge, mais ce n’est pas une obligation générale.
Faut-il payer un recruteur pour trouver un employeur ?
Non. Les frais de recrutement ne doivent pas être facturés au travailleur selon les règles fédérales du PTET, et plusieurs provinces, dont le Québec, l’Ontario et le Manitoba, l’interdisent aussi dans leurs lois.
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GO AU CANADA n’est pas un cabinet de consultants en immigration et ne représente pas les candidats auprès d’IRCC. Les informations de cet article sont générales et peuvent changer : vérifiez toujours les conditions et les montants sur le site officiel d’IRCC avant de déposer une demande. Pour un avis sur votre dossier, consultez un consultant réglementé (CRIC) ou un avocat.
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